Les entretiens

© Portrait de Simone Valantin, Lola Martin-Moro, Paris, 2015. Source D.G.

Tout homme est le gardien de son frère

Entretien avec Simone Valantin

et


Marie Rose MORO

Marie Rose MORO est professeure de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, Université de Paris-Descartes, chef de service de la Maison de Solenn, Maison des adolescents de Cochin. Chercheure au PCPP EA 4056 Sorbonne Paris Cité, Institut de Psychologie et CESP, INSERM.

Lola MARTIN-MORO

Lola Martin-Moro est étudiante en Droit, Université Paris 2, Panthéon-Assas.

Pour citer cet article :

Moro MR, Martin-Moro L. Tout homme est le gardien de son frère Entretien avec Simone Valantin. L’autre, cliniques, cultures et sociétés, 2016, vol. 17, n°3, pp. 340-349


Lien vers cet article : https://revuelautre.com/entretiens/valantin/

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Simone Valantin est une pionnière, une grande dame savante et sage. Elle est psychanalyste, membre adhérent de la Société Psychanalytique de Paris. Elle est membre titulaire de l’Institut Psychosomatique Pierre Marty, Maître de Conférences à l’Unité Enseignement et Recherches Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII (1972-2000). De 1960 à 1972 elle était au Sénégal, où elle a été maître-assistant à l’Université de Dakar (1964-1972). Elle a travaillé à Hôpital de Fann de 1966 à 1970 à Dakar. Elle a également été psychologue à l’Hôpital Cochin. Elle a fait de nombreuses publications dans la Revue d’Histoire de la Psychanalyse, dans la Revue de la Société Psychanalytique de Paris, dans la Revue de Psychosomatique etc.

L’autre : Merci beaucoup Simone Valantin d’avoir accepté de répondre aux questions de la Revue L’autre et comme le veut la tradition de ces interviews, je me permets de vous demander ou vous êtes née, dans quelle famille, et ce qui vous a amené à vos choix intellectuels et professionnels.

Simone Valantin : Je suis née dans une famille de fonctionnaires de l’Etat français, qui ont été déplacés de leur région d’origine, comme c’est l’habitude, pour aller exercer leurs fonctions à l’autre bout de la France. J’ai eu pendant mon enfance de façon permanente un sentiment d’étrangeté du fait de cette séparation. Mon père et ma mère étaient dans la même situation. Au moment des vacances, qui ne se passent qu’au pays d’origine de mes parents, je le sentais particulièrement. Les départs étaient tendus, et inquiets comme si on devait partir sur une autre planète. S’y associaient, je pense, beaucoup de culpabilité. Leur émotion devait me gagner.

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