Editorial

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Suffisamment singe : Décaler le regard sur les injures racistes

Daniel DERIVOISDaniel Dérivois est professeur de psychologie clinique et psychopathologie à l'Université de Bourgogne Franche Comté.

Baldwin, J. (2015). Retour dans l’œil du cyclone. Bourgeois.

Char, R. (2007). Feuillets d’Hypnos. Gallimard.

Davis, R. C. (2006). Esclaves chrétiens, Maîtres musulmans. L’esclavage blanc en méditerranée (1500-1800).  Éditions Jacqueline Chambon.

Derivois, D. (2000). « Questions à Bernard Duez sur son article “L’injure comme passage à l’acte langagier” ». Revue Dialogue #148, p. 105-108.

Derivois, D. (2017). Clinique de la mondialité. Vivre ensemble avec soi-même, vivre ensemble avec les autres. De Boeck.

Derivois, D. (2020). Séismes identitaires, trajectoires de résilience. Une clinique de la mondialité. Chronique Sociale

Derivois, D. (2022). Quand on parle des Noirs, on parle de l’Humanité.

https://www.youtube.com/watch?v=o8s31WPi9Lc

Derivois, D., Karray, A., & Cénat, J.M. (2023). How to face the mental health effects of the unsaid racism in France. The Lancet Psychiatry, 11(1), 6-7.

Derivois, D. (2024). La femme, le noir et le migrant. L’autre, 25(3), 262-264.

Derivois, D. (2024). Le racisme intériorisé. Le poids du silence en France. Conférence sur la santé mentale des communautés noires [vidéo], https://www.youtube.com/watch?v=yI4HPOeMOsg

Derivois, D. (avril 2026). Silence français sur Haïti [En ligne]. Revue Esprit.

https://esprit.presse.fr/actualites/daniel-derivois/silence-francais-sur-haiti-46595

Dubois, W.E. (2007). Les âmes du peuple noir. La Découverte.

Duez, B. (2023). La destructivité et l’échange généralisé du dommage. Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe, 81(2), 101-113.

Dureau, Y. (2009). Transmission psychique intergénérationnelle et racisme vis-à-vis des Noirs dans la civilisation américaine. Dans Paroles, langues et silences en héritage. Essais sur la transmission intergénérationnelle aux XXe et XXIe siècles (pp. 71-126). Presses universitaires Blaise-Pascal.

Edwards-Grossi, E., & Peiretti-Courtis, P. (2026). Le racisme scientifique et médical. Du 19ème siècle à nos jours. PUF.

Gordon, M. (2022). L’esclavage dans le monde arabe. VIIe-XXe siècle. Éditions Tallandier.

Gramsci, A. (1983). Carnet de prison. Gallimard.

Kaës, R. (2024). Les alliances inconscientes. Dunod.

Mills, Ch. W. (1997). Le contrat racial. Mémoire d’Encrier, 2021.

Nandy, A. (2007). L’Ennemi intime. Fayard.

Painter, N. I. (2019). Histoire des Blancs. Voix Libres.

Peck, R. (2021). Exterminez toutes ces brutes. Documentaire. Arte.

Soyinka, W. (1962). Conference of African writers of English expression. Makerere.

Trouillot, M.R. (1995). Faire taire le passé. Pouvoir et production historique. Lux Éditeur.

« Je ne suis pas votre nègre…

S’il vous en faut un, vous devez savoir pourquoi ».

Baldwin1

« Le tigre ne crie pas sa tigritude »

Soyinka2

 

Cet éditorial invite à décaler la lecture des injures racistes pour interroger la part de traces traumatiques potentielles qui restent inscrites dans la bouche de ceux qui les profèrent. Il faut, en effet, être suffisamment singe pour (se) reconnaître (dans) un autre singe, pour transférer sa singerie – ou sa « singeritude » – sur un autre semblable perçu comme singe, par identification minimale à la filiation animale, bestiale. Dans la France de 2026, l’élection de plusieurs maires à la couleur de peau dite noire, d’origine arabe et/ou de confession musulmane a suscité un déferlement d’injures, d’attitudes ou d’insinuations racistes utilisant la métaphore animale envers ces représentants du peuple dans les médias.

Ces réactions épidermiques ont suscité indignations, revendications et tentatives de récupération politique des émotions réactivées chez le peuple français. Entre explosion de joie des uns, expression de crainte des autres et panique existentielle (tremblement, ébranlement) chez presque tous, des zones d’ombre tardent encore à être éclairées, nommées, documentées et traitées. Elles font un clin d’œil à nos mémoires traumatiques.

 

De quoi la brutalité des injures et actes racistes est-elle le nom ? 

À première vue, elle relève d’un racisme décomplexé, intériorisé (Derivois, 2024), de la haine, de la méconnaissance de l’autre, de négrophobie, de judéophobie, d’arabophobie et d’islamophobie, – des pseudo phobies qui masquent une angoisse existentielle généralisée – autant d’hypothèses déjà débattues avec leurs apports, leurs limites et dérapages. Certaines réactions dites antiracistes dénoncent ce racisme avec le même modèle d’exclusion et parfois de provocation, de négation de l’autre, avec le risque d’être dans une approche frontale, binaire, en miroir, qui alimente la réplique/rhétorique d’un supposé racisme anti-Blanc et qui entretient des « traumatismes identitaires mutuels de longue durée » (Derivois, 2020).

Des « Blancs » ainsi que des « Noirs », des « Arabes », des « Musulmans », des « Juifs » et tous les autres « autre » infériorisés – la liste est longue – se trouvent ainsi davantage pris dans les filets d’un « contrat racial » (Mills, 1997) tacite, une « épistémologie de l’ignorance » qui les maintiennent dans cette impasse existentielle depuis des siècles par des alliances inconscientes (Kaës, 2024).

Cette impasse appelle un autre regard : les injures racistes seraient l’expression d’un cri étouffé, chargé de traumatismes corporels, psychiques et identitaires non nommés, enkystés par et dans des corps (« Blancs, Noirs, Arabes » …) esclavisés, maltraités et qui ont été transférés sur les corps « Noirs », échangés par « consensus raciste » (Dureau, 2009), à travers un long processus de dénégation et d’occultation.

On oublie que des « Blancs » avaient été esclaves et qu’ils portent en eux des stigmates de l’esclavage ainsi que d’autres tortures inavouées/inavouables. Dans son Histoire des Blancs, l’historienne afro-américaine N. Painter souligne que : « Le récit que l’on fait des Blancs ignore l’antique esclavage de l’Europe et le métissage qui en découle, ce qui conduit les lecteurs d’aujourd’hui à trouver peu vraisemblable l’idée selon laquelle des Blancs ont pu être esclaves. Mais dans ce que nous appelons maintenant l’Europe, la plupart des esclaves étaient blancs : rien là que de très banal » (…). C’est le XVIIIe qui inventa l’équivalence à laquelle nous sommes maintenant habitués : qui dit « race » dit « noir » et qui dit « noir » dit « esclave » (Painter, 2019).

La traite et l’esclavage des Blancs ont aussi laissé des séquelles traumatiques dans la psyché collective de la « suprématie blanche mondiale » (Mills, op. cit). Bien avant et au-delà de la traite transatlantique – ou commerce triangulaire –, la traite arabo-musulmane a asservi Noirs et Blancs (Gordon, 2022 ; Davis, 2006). Et on peut se demander si les séquelles non nommées ni traitées chez des « Blancs » n’ont pas aussi alimenté la cristallisation/fixation et la brutalité de l’esclavage et la colonisation des « Noirs », une façon de déplacer la violence sur d’autres que soi, à défaut de l’élaborer (Derivois, 2022).

 

Décentrer le regard dans l’espace-temps

La comparaison de contextes différents peut aider à comprendre certains enjeux des traumatismes non nommés. Les premiers esclaves sur le continent américain étaient des Blancs britanniques condamnés à la peine capitale par le droit commun d’Angleterre et qui avaient comme alternative de survie, d’être expatriés en Amérique sous le statut d’esclave, avec gravée sur leur peau la lettre T (thief=voleur) (Dureau, 2009) et tout ce que cela engendre comme humiliation, déshumanisation et culpabilité. Il en est de même des colons occidentaux qui ont massacré et chassé les Aborigènes d’Australie, et qui trainaient avec eux un bagage traumatique d’anciens criminels3.

Quand les Boers (paysans français et hollandais) sont arrivés en Afrique du Sud, ils portaient dans leurs muscles toute la brutalité des traumatismes subis par l’administration britannique en tant que prisonniers. La brutalité de l’Apartheid est à l’image d’une brutalité antérieurement subie, non nommée, non élaborée mais négociée par des logiques capitalistes, commerciales, idéologiques (Mills, op.cit.). Les habitants locaux ont été dépositaires de cette violence traumatique, héritée, déplacée dans leurs psychés et dans leurs corps.

Quand les Européens sont arrivés en Amérique, ils trans-portaient les héritages traumatiques de l’Inquisition espagnole et française ainsi que ceux des traites antérieures à la traite négrière où ils étaient traités notamment comme un « bien meuble ». Quand on voit que dans le Code Noir de Colbert régissant l’esclavage des Noirs à Saint-Domingue, l’esclave était réduit à un « bien meuble », il n’y a pas besoin de faire de grandes études de psychologie pour reconnaître les mécanismes de déplacement, de refoulement, de déni, de dénégation et de projection de traumatismes corporels, psychiques, identitaires sur les esclaves noirs venus d’Afrique (en remplacement des « indiens à peaux rouges », exterminés). Ces noirs ont été déshumanisés et traités comme du bétail. La métaphore animale dans les injures racistes actuelles ne date pas d’aujourd’hui. Elle est le reflet d’une image dégradée de soi, transposée sur l’autre.

 

Singer le traumatisme identitaire par l’injure raciste

L’utilisation de cette métaphore animale, bestiale est un symptôme ontologique dans l’idéologie raciale et raciste. Les esclaves ont été traités de bêtes féroces, d’animaux sauvages. Comme des Noirs, au 19e siècle les Chinois ont été traités de « chiens » par les Européens (Mills, op. cit.). Dans la France du début du 20e siècle, on pouvait lire « Interdit aux chiens et aux Italiens » à l’entrée d’un café4. Quand, au 21e siècle, des joueurs de foot français à la peau noire se font insulter de « singe » en Italie ; quand sur un plateau télé (Quotidien) un ancien président français s’amuse à associer « nègres » et « singes » ou que l’actuel président américain publie sur son réseau social un ancien président « noir » représenté en singe avec sa femme ; quand, en 2015, un Journal « Minute » compare la Ministre de la Justice française (à la peau noire) à un singe, il y a lieu de s’interroger sur la source de ce fleuve d’insultes racistes qui coule encore dans les veines du monde et dans les appareils politiques et médiatiques.

Ce symptôme témoigne d’une double cécité ontologique : celle d’une déshumanisation de soi projetée sur l’autre ainsi que celle d’un fantasme de supériorité de l’être humain sur le règne animal, à défaut de composer avec son inquiétante étrangeté (Derivois, 2024). Il témoigne également d’un traumatisme identitaire collectif en quête de frayage dans l’espace politique et médiatique.

Singer c’est imiter et répéter à l’identique. Et dans ce cas-ci, c’est s’identifier à l’agresseur en singeant le traumatisme identitaire de la déshumanisation en « échange du dommage » (Duez, 2023). Quand Baldwin dit : « Je ne suis pas votre nègre », il invite son interlocuteur « Blanc » à s’interroger sur la zone traumatique de son corps, de sa psyché et de son identité. « Pour qu’un être humain soit capable de mettre un aiguillon à bétail contre les seins d’une femme, c’est qu’une chose abominable lui est arrivée » (Baldwin, 2015). Qu’est-ce qui lui est arrivé ? Baldwin invite alors cet « être humain » à investiguer sur le quoi et le pourquoi. Ce n’est pas si facile.

Ce n’est pas facile d’avoir (eu) un parent, un grand-parent ou arrière grand-parent qui a eu une étiquette de « voleur » collée à la peau, qui été comme un « bien meuble », ou traité de « chien ». Ce n’est pas facile d’avoir (eu) une ascendance qui a été traitée – et ou qui a traité les autres – de « cafard » ou de « vermine » dans l’Allemagne nazie ou dans le génocide au Rwanda. Si ces agressions et blessures identitaires déshumanisantes ne sont pas nommées – par le système juridico-politique et médiatique – , prises en charge et traitées psychologiquement au bon endroit, au bon moment – à l’intérieur du corps et de la psyché des héritiers – elles peuvent se transmettre de génération en génération, notamment sous forme d’angoisse existentielle ou d’injures racistes adressées à un ennemi qu’on voudrait extérieur.

Dans la préface de L’Ennemi intime (Nandy, 2007) du psychologue indien Ashis Nandy, Charles Malamoud fait remarquer que « la colonisation a été aussi dommageable psychiquement, aussi aliénante pour le dominant que pour le dominé ». Nandy note que les colonisateurs « se révèlent finalement être des victimes camouflées, à un stade avancé de décomposition psychologique ».

Une des issues d’un traumatisme non traité est le passage à l’acte. L’injure est un passage à l’acte langagier violent qui véhicule des traumatismes inavoués (Derivois, 2000) Aujourd’hui il importe de comprendre les injures non seulement comme une aggravation du problème de la ligne de partage des couleurs (Dubois, 2007) – le racisme – mais comme des répliques de séismes identitaires qui remontent à plusieurs siècles (Derivois, 2020) et qui vont au-delà de la traite négrière et celle arabo-musulmane.

 

Faire parler autrement les silences du traumatisme

Ces injures, attitudes, brutalités et actes racistes – et les réactions qui s’ensuivent – sont le nom d’un long processus de silenciation (Trouillot, 1995) non seulement sur l’invisibilité et l’impunité concernant les personnes victimes mais aussi et en même temps des actes de déshumanisation en amont chez ceux qui profèrent ces insultes, appelés « les Blancs », par essentialisme hérité et paresse intellectuelle en miroir. Ces injures témoignent de cette « épistémologie de l’ignorance » (Mills, op. cit.) savamment entretenue par les machines politiques, médiatiques mais aussi académiques (Edwards-Grossi & Peiretti-Courtis, 2026). Au 19e siècle, c’est tout un réseau politique, médiatique et universitaire qui entretenait le racisme scientifique et médical par l’épistémologie de l’ignorance. Ce n’est pas faute de ne pas avoir eu un Louis Joseph Janvier ou un Anténor Firmin, ces penseurs haïtiens qui ont démonté rigoureusement les thèses racistes et antisémites de Ernest Renan et de Arthur de Gobineau (Derivois, 2026).

Les recherches académiques et le traitement thérapeutique ne doivent pas se focaliser uniquement sur ceux qui subissent la parole et les actes racistes. Il faut aussi interroger en même temps les zones d’ombre de la brutalité de ces paroles et actes racistes chez ceux et celles qui les commettent. Tant qu’on ne tiendra compte que de la face émergée de ces injures, cela entretiendra les traumatismes identitaires mutuels de longue durée. On peut aussi être victime d’un acte commis si on est pris dans un héritage sans testament (Char, 2007).

Les injures, attitudes ou insinuations racistes doivent être combattues dans le même espace-temps car ils relèvent de la même occultation de soi, de la même dénégation, de la même cécité ontologique (Derivois, 2024, op. cit.). Leur expression délibérée actuelle est paradoxalement une chance pour le traitement en profondeur des zones d’ombre du racisme, elles sont un cri, un appel à tenir compte et à documenter des traumas enkystés, une invitation à embrasser ensemble nos héritages identitaires issus de générations racialisées : Blancs, Noirs, Arabes, Asiatiques, etc.

 

Passer de générations racialisées aux générations réhumanisées

L’élection de ces nouveaux maires « non-Blancs » n’est pas à entendre comme une victoire des Noirs versus une défaite des Blancs. C’est un petit pas de plus dans la réduction de l’aveuglement ontologique, vers plus de démocratie. Les générations d’aujourd’hui ne sont pas obligées de singer le trauma identitaire comme celles d’hier. De même qu’un tigre n’a plus besoin de crier sa tigritude, (Wole Soyinka critiquait ainsi la négritude) un singe qui crie la singerie de l’autre crie la sienne en même temps. C’est un singe en cage – voire en cale – qui demande à être libéré du bateau négrier, de la prison traumatique, raciale, raciste et de sa cécité ontologique. C’est un singe qui crie ses traumatismes non nommés ni traités.

Il est urgent de se décaler, de dé-caler le regard sur les injures racistes, sortir de la cale raciste. Car il faut être suffisamment déshumanisé et traumatisé pour traumatiser et déshumaniser un autre être humain. L’être-vivre ensemble avec les autres dépend de l’être-vivre ensemble avec soi-même, ainsi qu’il est proposé dans la clinique de la mondialité (Derivois, 2017). Si on est suffisamment en contact avec son humanité, la reconnaissance de celle de l’autre ira de soi. Suffisamment car la limite entre l’humain et l’inhumain est en clair-obscur. Comme le dit Gramsci « le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres » (Gramsci, 1983). Le regard de l’autre et sur l’autre sème le trouble dans le partage du trauma. Il est suffisamment flou pour réveiller les monstres endormis ou laisser passer une lueur d’espoir vers un monde nouveau.

La parole raciste se libère et il est souhaitable que les traumas sous-jacents surgissent dans le même mouvement et trouvent une voie de libération, cathartique. Les défenses pathologiques mortifères (dénégation, occultation) ont assez duré. Il faut alors avoir le courage d’accueillir les héritages traumatiques dans la politique, la justice, les médias, la santé, le travail, le sport, l’éducation, dans l’espace public ainsi que dans les espaces intimes comme le couple et la famille.

Comme Raoul Peck l’a suffisamment martelé dans son documentaire « Exterminez toutes ces brutes » (Peck, 2021) ce n’est pas le savoir qui nous manque, c’est le courage ! La France de 2026 qui dit vouloir « nommer » et « documenter » la réalité du racisme »5, comme celle qui se veut nouvelle, universelle et vivante, a-t-elle ce courage, de financer des recherches audacieuses, ambitieuses sur les non-dits du racisme (Derivois et al., 2023) – avec tous les risques méthodologiques des recherches novatrices ? Est-elle prête à prendre le risque d’ouvrir les yeux sur son passé lointain, de marcher hors des sentiers battus, d’explorer sa part d’ombre et intervenir en-deçà et au-delà de l’épiderme ?

  1. Baldwin, J. ; Peck, R. (2017). I am not your negro. Robert Laffont, Velvet Film. Une version plus complète : « Ce que les Blancs doivent faire, c’est d’essayer de trouver au fond d’eux-mêmes pourquoi, tout d’abord, il leur a été nécessaire d’avoir un « nègre », parce que je ne suis pas un « nègre ». Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, ça veut dire qu’il vous en faut un »… « Si je ne suis pas un nègre, ici, et que vous l’avez inventé, si vous les Blancs, l’avez inventé, alors vous devez trouver pourquoi. Et l’avenir du pays dépend de cela, de si oui ou non le pays est capable de se poser cette question ».
  2. Soyinka, W. (1962). Conference of African writers of English expression. Makerere.
  3. https://www.e-media.ch/files/72/Institutions-et-liens/NOTES_FILM_Critique06.pdf
  4. https://www.memoires-en-jeu.com/pedagogie/pourquoi-etudier-interdit-aux-chiens-et-aux-italiens-approche-globale-de-loeuvre/
  5. Plan national d’Action contre le racisme et l’antisémitisme et les discriminations.https://www.dilcrah.gouv.fr/ressources/plan-national-de-lutte-contre-le-racisme-lantisemitisme-et-les-discriminations-liees-lorigine-2023-2026

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