Note de terrain

© F. Junger, Tags, Thionville (57), mars 2014 Source D.G.

Graffiti : un processus de communication rituel

et


Mona JUNGER-AGHABABAIE

Mona JUNGER-AGHABABAIE est docteur en design et études culturelles, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheur associé à l'Institut Acte - UMR 8218 (Université Paris 1/CNRS), équipe de « Sémiotique des Arts et du Design », ATER, Université de Paris 13, IUT de Saint-Denis.

Frédéric JUNGER

Frédéric Junger est doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Bourgogne, CIMEOS (EA4177) (Communications, Médiations, Organisations, Savoirs).

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Calogirou C. Réflexions autour des Cultures urbaines. Journal des anthropologues. Association française des anthropologues 2005; (102-103): 263-282.

Fabre D. Écritures ordinaires (Vol. 1-1). Paris: Bibliothèque publique d’information, Centre Georges-Pompidou : P.O.L.; 1993.

Genin C. Le street art au tournant: reconnaissances d’un genre (Vol. 1-1). Bruxelles: Les Impressions nouvelles; 2013.

Kokoreff M. Des graffitis dans la ville. Quaderni 1988; 6 (1): 85-90.

Lardellier P. Les nouveaux rites: du mariage gay aux Oscars (Vol. 1-1). Paris: Belin; 2005.

Yannic A. Le rituel (Vols. 1-1). Paris: CNRS éd.; 2010.

Filmographie

Banksy. (2010). Exit Through the Gift Shop. Documentaire.

Pour citer cet article :

Junger Aghababaie M, Junger F. Graffiti : un processus de communication rituel. L’autre, cliniques, cultures et sociétés, 2017, volume 18, n°1, pp. 115-122


Lien vers cet article : https://revuelautre.com/notes-de-terrain/graffiti-un-processus-de-communication-rituel/

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On dit souvent que les murs ont des oreilles, mais parfois ils parlent. Dans toutes les villes, on les a remarqués, parfois on les déteste, parfois on les apprécie, parfois ils ont un sens, d’autres fois ils semblent n’en avoir aucun et parfois même ils frôlent la vulgarité. L’objet de ce travail porte sur les graffitis que l’on rencontre à chacune de nos sorties dans les rues de nos villes modernes.

La réalisation de graffitis, graffs, tags ou fresque murale, peut-elle être considérée comme une forme de rite dans les villes modernes ? Et si tel est le cas, selon quels critères et sous quelles formes ? Ainsi, au travers de ce reportage, l’objectif est de montrer comment les graffitis, compris comme « toutes formes d’inscription, antiques et contemporaines, exécuté en milieu urbain sur des murs et utilisé comme signe de reconnaissance d’un individu ou d’une bande »1, sont constitutifs d’acte de communication appartenant à des expressions qui se réalisent selon des rituels. Nous avons choisi d’aborder le concept de rituel comme étant « avant tout une séquence d’actions symboliques codifiées et organisées dans le temps »2. Et pour nous permettre d’établir une analyse efficace à la potentielle reconnaissance d’un caractère rituel dans la réalisation des graffitis, nous nous sommes appuyés sur les sept critères d’identification du rite, proposés par P. Lardellier dans son ouvrage, Les nouveaux rites, du mariage gay aux Oscars, paru en 2005, ainsi que le livre de Christophe Genin, Le street art au tournant : reconnaissances d’un genre.

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  1. Genin, C. (2013), Le street art au tournant : reconnaissances d’un genre (Vols. 1-1). Bruxelles, Belgique : les Impressions nouvelles.
  2. Yannic, A. (2010). Le rituel (Vols. 1-1). Paris, France : CNRS éd, p.11.

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